France : Fillon tente de regagner le terrain perdu à marche forcée

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François Fillon, qui a réussi à rassembler son parti derrière sa candidature après dix jours de doutes engendrés par les soupçons d’emplois fictifs en faveur de sa famille, a sonné mardi la mobilisation pour regagner le terrain perdu dans l’opinion.

Plus question, comme il y a une semaine, de demander aux parlementaires Les Républicains 15 jours pour surmonter la crise

« Il n’y a pas de plan B, il y a juste un plan A comme attaque (…) J’ai décidé de foncer« , leur a déclaré François Fillon lors d’une réunion à son QG de campagne, selon le texte de son intervention. « Je ne reviendrai pas sur cette décision. Elle est irrévocable.« 

En présentant lundi en conférence de presse ses « excuses » aux Français pour avoir salarié son épouse Penelope et deux de ses enfants avec des deniers publics, il s’était efforcé de tourner la page du « Penelopegate« .

Selon Frédéric Dabi, de l’institut Ifop, il a du même coup « fermé complètement la porte au ‘plan B’ et, montré que les électeurs de droite n’avaient personne d’autre » que lui.

François Fillon joue désormais sur le registre « moi ou le chaos« , quitte à faire fi de la menace toujours présente de l’enquête préliminaire ouverte par le Parquet National Financier (PNF) à son encontre. Exit le candidat sonné, qui disait le 26 janvier à TF1 que seule une mise en examen le ferait renoncer.

François Fillon, qui avait demandé à ses troupes d’attendre 15 jours, le temps qu’il soit blanchi, a dit mardi qu’il serait « naïf de croire que la justice serait rendue sereinement et rapidement« , une manière de relativiser cet engagement.

Son avocat a d’ailleurs poursuivi mardi l’offensive pour décrédibiliser une procédure qu’il juge nulle.

 (LeRelais avec Reuters)

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